En Autriche, la traite des êtres humains à des fins de prostitution
est spécifiquement sanctionnée par l'article 217 du Code pénal
(StGB).
Cet article dispose que:
"1) celui qui recrute une personne pour commettre des
actes contraires aux bonnes mœurs dans un autre Etat que celui
dont elle est originaire, même si la personne a déjà commis
de tels actes dans son pays d'origine, encourt une peine privative
de liberté de 6 mois à 5 ans. Celui qui commet de tels actes
à des fins lucratives encourt une peine privative de liberté
de 10 ans maximum.
2) celui qui incite une personne à commettre des actes contraires
aux bonnes mœurs dans un Etat autre que son pays d'origine sous
un faux prétexte, sous la menace ou en profitant d'une erreur
d'appréciation de la personne sur l'activité qu'elle va être
amenée à exercer, encourt une peine privative de liberté de
10 ans maximum. "
La traite à des fins autres que la prostitution (l'exploitation
domestique, l'exploitation économique ou même la danse et le strip-tease)
ne fait l'objet d'aucune mesure spécifique.
Cependant, le Code pénal autrichien prévoit le crime d'esclavage.
L'article 104 punit :
" quiconque se livre au commerce d'esclaves "et
" quiconque provoque l'asservissement d'autrui ou le réduit
en situation analogue à l'esclavage, ou encore qu'un individu
se réduit lui-même en situation d'esclavage. "
La peine encourue est de dix à vingt ans de prison.
Contrairement à l'article 217, l'article 104 du Code pénal est
applicable à toutes les formes de traite des êtres humains.
En juillet 2000, l'article 105 a été introduit dans la loi sur
les étrangers afin de sanctionner l'exploitation d'un étranger
et l'abus de sa position de vulnérabilité.